Pourquoi les adultes ont-ils besoin de s’amuser régulièrement ?

La recherche scientifique montre que la pratique d’une activité pour le plaisir est essentielle à notre santé mentale et physique. D’où les récréations à l’école. 

Les enfants ne sont pas les seuls à avoir besoin de jouer, les adultes ont aussi besoin de s’amuser régulièrement.

Avoir une activité récréative permet d’avoir plus d’énergie, de se sentir plus vivant et de se détendre. Ainsi, lorsque nous entrons dans une phase de travail, nous sommes plus aptes à nous concentrer et à produire.

C’est le pouvoir du jeu.

« On n’arrête pas de jouer parce qu’on vieillit. On vieillit parce qu’on arrête de jouer. »

(Georges Bernard Shaw (Irlande) -> prix Nobel de littérature en 1925)

Entrons sans plus attendre dans le sujet :

Pourquoi s’amuser est-il si important ?

Depuis la nuit des temps (l’antiquité grecque en fait), on reconnaît que l’amusement est un besoin nécessaire parce qu’il repose l’esprit.

#EFFET1 : Pour mieux vivre

Grosso modo : se faire plaisir (faire de l’art, faire du sport, se promener, etc.) est INCONTOURNABLE pour le bien vivre.

Parce que le temps de jeu réduit le stress, stimule la créativité, améliore les relations et stimule l’énergie et la productivité d’une personne. C’est tout aussi vrai pour les adultes que pour les enfants.

Le jeu favorise aussi le lien social et permet de développer d’importantes aptitudes sociales (l’innovation et la pensée hors du cadre). Un adulte qui joue est plus confiant et plus motivé.

Emoticone détendu

On ne peut pas travailler sans interruption. On cherche des phases de divertissement pour penser à autre chose tout au long de notre vie. En fait, il y a plusieurs raisons qui nous poussent à jouer : le délassement, le trop-plein d’énergie, la tradition (la crapette avec Mamie), etc.

Et puis, quand on est adulte, jouer c’est se délivrer du conformisme et du sérieux.

Sous une certaine forme, jouer est donc une échappatoire à ce qui nous pèse dans la vie. C’est aussi un excellent canal d’apprentissage.

#EFFET2 : Pour apprendre

Quand on est petit, le jeu nous apprend à respecter les règles, à parler avec les autres et à échouer.

Plus on avance dans la vie, et plus jouer nous aide à cultiver notre mémoire et notre logique. En plus de nous permettre de développer une discipline personnelle et un niveau de concentration supérieur.

En clair, le jeu nous permet de nous préparer à affronter la vie tout simplement. Sans risque, ni conséquence parce que c’est de l’illusion. (Certaines thérapies utilisent le jeu.)

Sans compter que lorsqu’on joue, on développe largement son imagination.

D’ailleurs, dans la catégorie « savant fou », j’avais pensé un jour à recruter en jouant au Monopoly avec le candidat… C’est vrai quoi ! Il n’y a pas mieux que le Monopoly pour savoir à qui vous avez affaire. Et ça se fait, m’sieurs dames ! Oui le recrutement par le jeu, c’est tendance. Voyez par vous-même : « Quand le recrutement devient un jeu ».

#EFFET3 : Pour stimuler le travail

En fait, les recherches menées dans les entreprises montrent que celles qui encouragent le jeu constatent que leurs employés produisent un meilleur travail et trouvent des solutions plus créatives aux problèmes qu’auparavant. Spoiler alert : Google est l’exemple le connu.

Pour avoir discuté avec certains d’entre vous du sujet, je sais que ça peut vous sembler aberrant. Et si ! Certaines entreprises ont mis en place une organisation du travail plus « originale » en mode relax… il y a des tables de ping-pong ou des gymnases d’entraînement sur les lieux de travail (parmi d’autres possibilités toujours plus fun les unes que les autres).

Alors est-ce que ça marche vraiment ? Grosse question. Je pense qu’il y a des limites aux bonnes choses… c’est-à-dire qu’à mon sens, s’amuser est important mais il ne faut pas franchir la barrière des limites avec la vie personnelle. Vous pouvez à ce sujet consulter mon article “Survivre au travail : comment ne pas (trop) détester son job ?”

On peut tout à fait trouver du plaisir dans son travail sans en faire trop. Il faut aussi se méfier de ce que met en œuvre l’entreprise au nom de la cohésion des équipes (les séminaires, les repas d’entreprise…). En fait, il faut toujours savoir si on est dans le cadre professionnel ou si on est dans le cadre personnel. Et ne pas confondre les deux.

Emoticone qui s'evanouit

Donc s’amuser dans le cadre professionnel, je dis : oui. Mais l’amusement doit quand même rester moins important que celui que nous procure notre vie perso. Question de dosage toujours. Tout ce qui est fait dans le cadre professionnel doit contribuer à améliorer notre travail en lui-même et notre vie dans l’entreprise.

Au final, voir le monde du travail lui-même comme un jeu aide à dédramatiser et à prendre de la hauteur.

 « La preuve, c’est que les gens qui considèrent leur métier comme un jeu réussissent mieux que ceux qui s’enferment dans un travail routinier. »

(Lenore Terr -> professeur de psychiatrie à l’université de Californie, 1999)

Alors bien sûr, il s’agit de la vraie vie. On joue sans mettre en danger son emploi ou sa position.

Quand on considère l’entreprise comme un petit monde à part entière qui travaille à un objectif commun, la vie professionnelle et la carrière deviennent un grand jeu de société. Cartes chance et retours à la case départ inclus.   

-> Ce que vous devez retenir

Le jeu présente trois bienfaits :

  1. Jouer aide au mieux vivre général parce qu’il réduit le stress et augmente la confiance et la motivation.
  2. S’amuser permet d’apprendre pour affronter la vie (l’expérience, l’échec, l’interaction sociale…).
  3. Prendre le monde du travail comme un jeu augmente les chances de réussite. (Attention à ne pas trop donner de soi au nom de la cohésion d’équipe.) 😊

Et vous ? Jouez-vous souvent ? Avez-vous l’occasion de vous amuser au boulot ?

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Bref, commentez.

Sans complexe.

Pas de chichi entre nous.

– Arrêter de râler : Qu’arrive-t-il à votre cerveau quand vous vous plaignez ?

On sait bien que se plaindre n’a jamais rien de positif. Mais saviez-vous en revanche que se plaindre peut aussi avoir de réels effets sur votre cerveau ?

Emoticone yeux exorbités

Se plaindre peut recâbler votre cerveau au fil du temps et vous préparer à l’échec à répétition, sans même que vous le sachiez. Piégé par vous-même.

Alors sans plus attendre, lançons-nous dans le sujet :

Se plaindre : quels sont les effets ?

#EFFET1 : Recâblage du cerveau

Se plaindre peut en fait recâbler votre cerveau. Et votre cerveau traitera ça comme une habitude.

Lorsqu’on fait plusieurs fois la même chose, il y a un câblage qui se fait dans le cerveau pour faciliter la circulation de l’information. Plus le signal électrique est envoyé, plus ça devient rapide. Ainsi, il sera plus facile au cerveau de répéter ce comportement à l’avenir. Puis, à la longue, on pratique sans même plus s’en rendre compte.

Les recherches ont montré qu’en moyenne, les gens se plaignent environ une fois par minute au cours d’une conversation typique.

(OMG !)

Comme pour toute tâche que nous demandons à notre cerveau de répéter encore et encore, il ne faut pas longtemps pour qu’il comprenne le schéma et qu’il développe un circuit neuronal spécifiquement dédié à la plainte.

Alors, on développe (et on cultive !) l’habitude de se plaindre, comme l’habitude de dire « bonjour ». CQFD.

Après tout, il a raison le cerveau humain. Il est conçu pour être efficace et il remplit son rôle à la perfection puisqu’il nous facilite la répétition des tâches.

Et dans la plupart des cas, cette caractéristique du cerveau est bénéfique. Cependant, lorsqu’il s’agit de se plaindre (entre autres habitudes néfastes), on peut vite être entraîné dans un cercle vicieux.

Le fait de se plaindre fréquemment devient naturel. Et s’ensuivent encore plus de plaintes… ce qui renforce ce fameux circuit dans le cerveau… Enfin, on ne s’en sort plus et l’élimination de la spirale négative est difficile.

Pire, l’infection s’étend peu à peu et ébranle carrément notre vision de la vie. Les dégâts peuvent être considérables.

Emoticone diable

On sait pertinemment que la négativité est l’ennemi du bonheur (et du succès). Ce n’est certainement pas une voie que vous voulez prendre. Il est aussi hors de question que votre cerveau développe, non pas une petite liaison riquiqui, mais bel et bien une puissante toile d’araignée.

Parce que vous voulez préserver votre vibration de la vie, votre étincelle globale. Celle qui réchauffe nos petits cœurs.

Maintenant, accrochez vos ceintures, parce que ce n’est pas fini.

#EFFET2 : Production de stress

Quand on se plaint, notre corps libère l’hormone du stress cortisol.

Cette hormone est utile dans les situations où nous avons réellement besoin d’activer le mode combat, je vous l’accorde.

Ce n’est néanmoins pas quelque chose qu’on doit libérer à la légère dans notre corps de façon régulière. C’est comme une petite fiole de potion magique qu’on se garde sous le manteau, à utiliser avec parcimonie.

Vous avez saisi l’idée.

Bref, la liste de méfaits du cortisol est longue : hypertension artérielle, hypercholestérolémie, diabète, obésité, maladies cardiaques… et il peut même augmenter vos chances d’avoir un AVC.

Par conséquent, on peut dire sans se tromper que se plaindre fait beaucoup plus de mal que de bien.

Et cerise sur le gâteau : plus vous vous plaignez souvent, plus il vous sera difficile de vous défaire de cette habitude.

Mais pas de panique ! Vous pouvez court-circuiter votre cerveau et le reprogrammer pour une activité plus positive.

4 étapes à suivre pour arrêter de râler

(et pour développer un état d’esprit plus positif.)

#ETAPE1 : Vous devez réaliser que les plaintes sont nuisibles

Ici, on ne parle pas que des plaintes verbales. Parce qu’il n’est pas nécessaire de râler à voix haute pour que le préjudice soit fait.

Alors, empêchez-vous certes de vous plaindre à haute voix, mais comprenez également que les pensées négatives que vous gardez pour vous peuvent être tout aussi dommageables pour votre cerveau.

Pour régler le problème, il faut vraiment aller à la racine et toucher aux réglages de la machine. C’est-à-dire modifier notre état d’esprit.

Emoticone qui roule des yeux

La reconnaissance est le contraire de la plainte. Méditez là-dessus.

Mieux vaut reconnaître le bon côté des choses, ça allège vraiment. Et peu à peu, on réintègre la gratitude dans nos vies. Mentalité bien plus positive. Ne menez pas les combats que vous ne devez pas mener. Ni ceux qui sont vains avant même d’avoir commencé.

Peu importe qui vous êtes ou bien où vous vous trouvez, il y a certainement beaucoup de choses dont vous pouvez être reconnaissant. Même si elles sont simples.

Quand vous commencez à vous plaindre, interrompez le circuit infernal et coupez les vannes. Trouvez quelque chose de positif à dire sur la situation ou taisez-vous.

Faites une pause.

Et reconcentrez-vous. Réfléchissez au positif. Cherchez jusqu’à trouver. Il y en a toujours. La vie est un trésor inépuisable. Si vous voulez aussi de l’or, vous devez faire l’effort de vous baisser pour ramasser une pièce.

Continuez sans cesse et sans cesse et les pensées négatives se dissoudront. Ne vous en faites, ça deviendra de plus en plus facile. On inverse juste le mécanisme.

#ETAPE2 : Vous devez vous entourer de personnes positives

En tant qu’humain, on a tendance à imiter les pensées et les expressions des gens qui nous entourent.

Vous avez sans doute remarqué que lorsque quelqu’un commence à se plaindre, il ne faut pas longtemps avant que tout le monde exprime sa propre plainte et que chacun y aille de son petit grain de sel.

C’est pareil pour les pensées positives.

Si vous vous entourez de personnes positives, votre attitude sera automatiquement plus positive. Et ce, que vous soyez avec elles ou seul(e).

#ETAPE3 : Vous devez prévoir la rechute

Voilà, c’est tout. Et n’en faites pas une montagne !

Même motivé à bloc, la rechute est normale. 😉

L’important, c’est de réintégrer la bonne habitude après. Déroger à une bonne habitude de temps à autre ne nuit pas à son assimilation. Le tout, c’est de reprendre ses esprits !

#ETAPE4 : Vous devez trouver des solutions (si vous avez vraiment des raisons de vous plaindre)

Souvenez-vous : on a dit que râler pour râler, on arrêtait.

Sachez pourquoi vous râlez et ne vous contentez pas de râler pour approuver ce qu’a dit la personne avant vous.

En somme, plaignez-vous pour ce qui en vaut la peine. Pour ce qui compte au final.

Parce qu’en plus, plus vous râlez, plus vous propagez l’image du râleur. Et moins vos plaintes n’auront de poids. C’est comme de crier au loup, vous connaissez l’histoire…

Si vraiment vous devez vous plaindre, faites-le intelligemment :

  • commencez par quelque chose de positif (ou le moins pire) pour éviter l’incident diplomatique,
  • soyez précis et évitez de vous épancher sur les vieux dossiers pour ne parler que de la situation actuelle,
  • terminez par ce que vous attendez (votre solution).

Exemple : « J’ai toujours été bien servi chez vous, mais je n’ai jamais reçu ma commande machin. Pourriez-vous me la réexpédier ? »

Vous avez compris.

Si continuer de râler est plus fort que vous, c’est que vous n’êtes pas à l’aise dans votre environnement, comme je l’explique dans mon article “Survivre au travail : comment ne pas (trop) détester son job ?“.

Et si vous avez besoin d’une soupape sécurité (pour arrêter de saouler vos proches), je vous conseille d’aller poster un petit quelque chose sur OurCo (réseau social anonyme au sujet de la vie au travail).

-> Ce que vous devez retenir

Se plaindre provoque une spirale infernale qui :

  • conduit votre cerveau à se recâbler,
  • alimente votre stress (ce poison quotidien).

Suivez ces 4 étapes si vous aussi, vous êtes infecté par le virus et que vous voulez arrêter d’être vu comme un râleur :

(Quoi ? ça nous arrive à tous non ?)

  1. Vous devez réaliser que les plaintes sont nuisibles.
  2. Vous devez vous entourer de personnes positives.
  3. Vous devez prévoir la rechute.
  4. Vous devez trouver des solutions (si vous avez vraiment des raisons de vous plaindre).

Et vous ? Vous plaignez-vous souvent ? Comment faites-vous pour éviter de vous plaindre ?

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Sans complexe.

Pas de chichi entre nous.